Gili Trawangan : ses cidomos et ses chevaux

Publié le par doug-en-mission-speciale

 

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Comme vous le savez peut-être, il n'y a ni voiture, ni camion, ni motos, ni scooters, ni 4x4, ni camionnette, ni trois-roues...

Ici on se déplace à pied, en vélo ou... en cidomos!

 

Cidomos : c'est ainsi qu'on appelle les charrettes à cheval des îles Gili. Ces charrettes, tirées par un seul cheval, servent de taxis, de camions-poubelle et de transports pour tout type d'objets et de matériaux.

Petite note : les cidomos sont équipés d'une poche juste derrière le cheval pour récupérer son crottin et éviter que les routes ne deviennent leurs toilettes, astucieux!

 

Attention : "cidomo" se prononce "tchidomo", tout comme "Gili" se dit "Guili"!

 

Alors ne pas avoir de bruits de moteur, c'est topissime, mais il faut vous attendre au bruit des klaxons! Parce que les cidomos s'estiment prioritaires sur tous, piétons comme vélo-cyclistes.

 

Mais le véritable problème avec les cidomos, c'est la façon dont les propriétaires s'occupent de leurs chevaux...

Tandis que la longévité moyenne d'un cheval est de 25 ans, ceux de l'île ne vivent que quelques années parce qu'ils passent leurs journées à tirer des charrettes parfois très chargées, sans réel repos et surtout sans s'abreuver d'eau douce.

Oui, ici on ne donne que de l'eau salée aux chevaux. L'eau qui rend malade. L'eau qui leur donne des coliques meurtrières, parce que les propriétaires ne savent pas non plus comment traiter un cheval malade.

Ces chevaux sont aussi sous-nourris et non-soignés. Leurs harnais sont à l'origine de plaies qui chaque jour sont frottées un peu plus.

 

On ne peut cependant pas dire que les propriétaires sont des sadiques. Tout ceci est dû à une grande ignorance et à une approche des êtres vivants totalement différente.

Le Gili Eco Trust oeuvrent bien sûr pour soigner les chevaux et éduquer leur propriétaires. Mais le changement prend du temps. Les propriétaires n'ont pas encore réalisé qu'il leur serait profitable de garder un cheval en bon état 25 ans plutôt que de vendre un cheval avant qu'il ne meure pour sa viande au bout de quelques années, pour en acheter un nouveau...

 

Il y a moins d'une semaine, des vétérinaires venus de Jakarta étaient sur Gili Air pour soigner gratuitement les chevaux. L'un deux avait un ulcère à l'oeil que les vétérinaires proposaient de soigner gratuitement, mais le propriétaire a refusé parce que cela impliquait qu'il devait laisser son cheval au repos une semaine... Perte économique trop importante à ses yeux. Un autre cheval est arrivé terriblement maigre (cf. album photos "îles Gili", fin de l'album).

 

Mais on constate des améliorations. Les choses bougent, encouragées par les nombreuses plaintes des touristes, et il n'en reste pas moins que l'absence de véhicules motorisés représente un avantage certain pour les locaux comme pour les touristes!

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Audwie 01/11/2011 11:28



Ouuuh, ça par contre, c'est pas paradisiaque! J'aurais terriblement mal au coeur si j'étais là-bas. Je voudrais acheter toutes ces pauvres bêtes pour les soigner (mode Brigitte Bardot ^^). Mais
c'est vrai que les locaux préfèrent voir leur intérêt premier plutôt que de perdre du temps à soigner leur animal. Leur temps à eux, c'est de l'argent. Mais bon, c'est vrai que ça n'empêche pas
qu'une autre façon de faire est possible.


L'eau douce se trouve facilement sur l'île?